Une biographie en alexandrins

Écrire une biographie en alexandrins, quelle demande originale ! Au début, je me suis un peu demandé si je devais ou non accepter. Et puis, j’ai tenté, j’aime l’aventure et je suis toujours prête pour une nouvelle expérience.

En fait, il ne s’agissait que d’une légère (!) contrainte formelle. Tout ce que j’aime dans ce métier de biographe resterait présent. La rencontre, l’écoute, le partage et l’écriture.

Bien sûr, je n’allais pas rédiger 200 pages d’alexandrins. Il fallait que je revoie le volume à la baisse. Mais l’utilisation du vers nous pousse à rechercher davantage encore l’expression la plus fidèle, la plus imagée, la plus riche de sens. Ainsi, ce que cette biographie perdrait en longueur, elle le gagnerait certainement en densité… et en originalité !

Je ne me suis pas laissé impressionner par la gageure. Je me suis lancée avec enthousiasme et curiosité sans avoir la moindre idée du temps que j’allais passer sur mon clavier. En réalité, très vite, le rythme de l’alexandrin devient presque naturel et les lignes s’enchaînent sans trop d’efforts.

D’un autre côté, je me demandais s’il serait possible de conserver la personnalité de la voix de l’auteur tout en respectant la métrique. je dois avouer que je fus moi-même étonnée de la facilité déconcertante de l’exercice. Je crois bien que tout le monde en fut ravi.

Faire une biographie tout en alexandrin Apporte autant de joie qu’un verre de bon vin

C’est ce que l’on appelle une démonstration par l’exemple. Mais peut-être ai-je une affinité particulière avec les alexandrins, les vers pairs, impairs, longs ou courts. Avec la langue-musique et les mots-images. Peut-être…

Allez, je ne léserai personne en vous confiant les tous premiers vers de cette biographie en alexandrins, ouvrage non convenu pour une personne singulière.

Entre une guerre et l’autre naquit dans le Berry

Un petiot tout rougeaud qu’on baptisa Raymond

Sa douce mère de toutes était la plus jolie

Et son père, au fournil, pétrissait des pains ronds.

Alors ? Elle n’est pas belle ma vie de biographe privée ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

J'ai lu et j'accepte la politique de confidentialité de ce site