Biographe privée

J’écris sa vie.

La vie qu’iel* me raconte.

Celle qu’iel a envie de partager.

Je vibre à ces récits.

Je m’applique à saisir leur essence.

Dans une attention absolue. 

Biographe privée, une vie plurielle.

* Non, ce n’est pas une coquille, « iel » est le pronom inclusif de la troisième personne du singulier qui désigne toute personne sans distinction de genre.

Se souvenir

Écrire le livre de sa vie permet de reprendre le contrôle du temps et de décider de l’empreinte que l’on va laisser.

Chaque parcours est exemplaire  mais le regard extérieur, aussi bienveillant soit-il, ne l’embrasse jamais dans son intégralité. En écrivant votre vie, vous offrez votre vision, votre authenticité.

Donnez un nouveau sens à votre expérience unique en la transmettant et devenez source d’inspiration.

Je suis l’écritoire où poser vos souvenirs.

Blog

Les souvenirs sont comme la fumée, si changeants et éphémères que si on ne les écrit pas, ils disparaissent dans l’oubli. Isabel Allende

Biographe privée et sophrologue ?

Je suis biographe privée et sophrologue. Il y a quelques jours, je rencontrai une personne que j’avais vue pour la première fois quelques mois auparavant (en fait, c’est mon nouveau médecin de famille). Je fus surprise de l’entendre dire : « Ah ! oui, difficile d’oublier votre occupation, pas banale, écrivaine privée et sophrologue, deux métiers aussi originaux …

(se) raconter

Lorsque quelqu’un·e me demande d’écrire sa biographie, je commence par l’écouter. La rencontre est le premier pas, le plus essentiel. L’écriture n’existe que par cette attention bienveillante et totale qui permet à l’auteur·ice de se raconter.

Chaque rencontre se transforme en pages redonnant vie aux souvenirs partagés. Elles ne suivent pas toujours un ordre chronologique. Les souvenirs n’obéissent pas aux règles du temps et surgissent souvent quand bon leur semble. Alors on reprend un épisode que l’on avait raconté lors de la première rencontre et qui revient à la troisième ou la sixième, riche d’un nouveau détail, d’une nouvelle image. Et, petit à petit, de rencontre en rencontre, la biographie se construit, existe.

Bien sûr il y a l’enregistrement de la voix. Bien pratique. Une fois lancé, on l’oublie et le récit se déroule sans interruptions. Avant d’écrire, j’écoute la voix que ma plume va transcrire et la solitude de mon bureau accueille cette nouvelle présence, nécessaire.

La lecture des pages déjà rédigées est un nouveau moment de partage. Je veux être sûre que j’ai bien saisi, que je n’ai pas trahi. Que la voix que l’on entend dans la biographie est bien celle qui parle. Je me compare parfois à une comédienne qui se glisse dans la peau de son personnage. Pour que la biographie sonne juste, je dois m’oublier, faire taire ma propre voix et laisser toute sa place à l’authenticité du récit.

Puis vient le moment de la composition de l’ouvrage. On parle de format de livre, de nombre de pages, d’illustrations, de couverture. Comme je m’y connais un peu en composition, j’essaie de faire la plus grande partie moi-même avant de déléguer les aspects les plus insupportablement techniques à l’imprimerie.

Du premier rendez-vous à la remise de l’ouvrage, le plus souvent en main propre, je savoure chaque étape de ce chemin, chaque fois nouveau, chaque fois unique.

Unique, comme chacune des vies que je raconte